La construction du fichier BALSAC a débuté en 1972 à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), à l’initiative du professeur Gérard Bouchard. La première réalisation d’importance fut la reconstitution de la population du Saguenay-Lac St-Jean à partir des 660 000 actes de baptême, de mariage et de sépulture de l’état civil sur la période 1838-1971.

La couverture du fichier BALSAC s’est progressivement étendue à toutes les régions du Québec par l’intégration et le jumelage de l’ensemble des actes de mariage, depuis les débuts de la Nouvelle-France au 17e siècle jusqu’aux années plus récentes. Le nom « BALSAC » provient d’ailleurs des lettres initiales des premières régions et sous-régions visées par l’opération. Aujourd’hui, BALSAC contient plus de 4 millions d’actes se rapportant à un peu plus de 6 millions d’individus et couvrant près de quatre siècles d’histoire.

Le fichier BALSAC est sous la responsabilité de 4 universités partenaires : l’UQAC, l’Université Laval, l’Université McGill et l’Université de Montréal. En vertu d’une entente établie entre les quatre établissements, c’est l’UQAC qui est mandatée pour la gestion courante du fichier de population, y compris de tout ce qui relève de la protection des renseignements personnels et de l’accès aux données.

La structure institutionnelle encadrant le développement et l’exploitation du fichier BALSAC a évolué au cours des années :

  • 1976 : création à l’UQAC du Groupe de recherche SOREP (Société de recherches sur les populations).
  • 1982 : SOREP devient un groupe de recherches interuniversitaire, appuyé sur une entente de collaboration entre l’UQAC, l’Université Laval et l’Université McGill.
  • 1988 : l’Université de Montréal se joint à SOREP par le biais d’une entente de collaboration avec son Centre de recherche en droit public.
  • 1994 : SOREP devient l’IREP (Institut interuniversitaire de recherche sur les populations) auquel s’intègrent l’Université de Sherbrooke, l’Université Concordia puis, en 1996, l’Université du Québec à Montréal.
  • 1998 : Gérard Bouchard quitte la direction de l’IREP. Il conserve toutefois la direction du Projet BALSAC .

Depuis 2010, la direction du Projet BALSAC est assurée par Hélène Vézina, professeure au Département des sciences humaines et sociales à l’Université du Québec à Chicoutimi.