Saviez-vous qu’il y a des super-ancêtres dans la généalogie des Canadiens français qui se distinguent par leur très grand nombre d’occurrences dans une même généalogie?

Vous vous targuez d’avoir comme ancêtre un dénommé Abraham Martin, célèbre parce que ses terres sur le Cap Diamant à Québec sont devenues les fameuses « Plaines d’Abraham »? Vous pouvez en être fier mais vous êtes loin d’être unique. Abraham Martin et son épouse Marguerite Langlois apparaissent non seulement dans la généalogie de la majorité des Canadiens français mais ils peuvent également être comptés plusieurs fois à l’intérieur d’une même généalogie.

Le nombre d’occurrences représente
le nombre de fois qu’un ancêtre est compté
à l’intérieur d’une même généalogie

 Mais par quel phénomène un ancêtre peut-il apparaitre
plusieurs fois dans une même généalogie?

Dans l’arbre généalogique fictif ci-dessous, les parents de Julie Tremblay sont cousins germains
parce qu’ils partagent un couple de grands-parents communs.
Le couple Joseph Tremblay et Agathe Côté apparaît donc deux fois dans la généalogie de Julie.

schéma julie tremblay

Dans un arbre généalogique réel qui se déploie sur un grand nombre de générations, le même phénomène survient très souvent. Pour le démontrer, nous avons reconstitué la généalogie de 25 757 individus dont les parents se sont mariés au Québec entre 1925 et 1948. Près de 600 000 ancêtres, répartis sur 16 générations, ont été retrouvés en consultant les actes de mariage contenus dans le fichier BALSAC. Parmi ces ancêtres, certains couples se démarquent par leur très grand nombre d’occurrences dans les généalogies. Voici les trois plus importants.

AU PREMIER RANG :

Pierre TREMBLAY et Anne ACHON : Ce couple d’immigrants français mariés à Québec en 1657 est à l’origine de tous les Tremblay du Québec.  Présent dans environ 46 % des généalogies, le couple TREMBLAY-ACHON détient le record du plus grand nombre d’occurrences à l’intérieur d’une même généalogie où il est répété jusqu’ à 92 fois.

EN SECOND :

Abraham MARTIN et Marguerite LANGLOIS : Le couple MARTIN-LANGLOIS arrive en Nouvelle-France vers 1620.Il a une très grande descendance par ses filles. Le couple apparaît dans 77% des généalogies avec un nombre d’occurrences maximal de 69 dans une même généalogie.

EN TROISIÈME POSITION :

Zacharie CLOUSTIER et Sainte DUPONT : Marié en France en 1616, ce couple immigre en Nouvelle-France avec cinq enfants. Il a le plus fort recouvrement car il apparaît dans près de 82% des généalogies. Nous avons l’avons compté jusqu’à 50 fois à l’intérieur d’une même généalogie.

Histogramme nombre d'occurrences.jpg

Source des données: Fichier BALSAC, généalogies de 25 757 couples mariés entre 1925 et 1948